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ZÉRO DÉCHET : UN JEU D'ENFANT ?

 

 

La marelle ça vous dit quelque chose ? Il faut certainement se plonger dans vos souvenirs. Des cases tracées grossièrement à la craie dans la cour d'école, un petit caillou, des enfants à cloche-pied et des règles simples. Un jeu d'enfant en somme.

Vous y êtes ?

Quel rapport avec le mode de vie zéro déchet, me direz-vous ? Il est également constitué de règles simples, il est plus ludique qu’il n’y paraît, et c’est sans aucun doute un espace de liberté.

 

 

DES RÈGLES SIMPLES

Zéro déchet : un jeu d'enfant, comme la marelle.

 

A la marelle il s’agit de progresser entre la base appelée « terre » et le sommet appelé « ciel » en avançant graduellement sur des cases allant de 1 à 10.

On commence toujours par la 1ère case et on progresse dans l’ordre.

Mais d’abord, on jette son petit caillou pour la désigner.

 

Vous êtes prêts ? On part pieds joints et on découvre les règles simples du zéro déchet. Au nombre de cinq, elles sont communément appelées « les 5 R ». Et si le concept vous parait sans relief – comme une marelle figée au sol – regardez-y de plus près. Sa mise en œuvre est une sorte d’élévation progressive dont la base serait la surproduction de déchet et le gaspillage, et le sommet une consommation épanouie et raisonnée, durable et responsable à l’impact écologique positif.

 

 

 

1. Refuser

 

« Non ». Ce petit mot en 3 lettres est sans aucun doute l’un des premiers que l’on a appris, et que nous étions fiers de répéter à tout bout de champs. Depuis, nous avons grandi c’est sûr, mais la valeur du « non » reste toujours la même, on y adjoint juste un « merci » et un sourire par respect et courtoisie.

 

Dire non n’est pas toujours une évidence, et ce n’est plus aussi automatique qu’au temps des culottes courtes.

Comment faire du refus notre péché mignon et transgresser les normes établies de la consommation ?

 

Mais au fait, à quoi disons-nous « non » ? À tout ce dont nous n’avons pas besoin. Et, à bien y réfléchir, il y en a beaucoup.

 

Dire « non » est un acte positif qui implique une prise d’initiative. Ce n’est pas un renoncement systématique, mais un choix conscient qui laisse plus de place aux alternatives.

 

 

2. Réduire

 

Réduire, c’est un peu comme ramer à contre-courant, mais c’est surtout un petit changement d’approche. L’achat impulsif laisse place à un questionnement simple et pragmatique qui précède l’acte d’achat. « En ai-je vraiment besoin ? Combien de temps vais-je l’utiliser ? N’ai-je pas déjà un produit semblable qui remplirait la même fonction ? »

 

Alors, pourquoi réduire sa consommation si c’est difficile, et par où commencer ?

 

Parce que réduire sa consommation, c’est réduire la demande, donc limiter la production, énergivore. Les matières premières et l’énergie nécessaires à la fabrication sont économisées. Qui plus est, un produit non-fabriqué, c’est un déchet potentiel en moins. Désencombrer, c’est aussi réduire.

 

Que faire quand on a le sentiment qu’on ne peut ni refuser, ni réduire ?

C’est alors que l’on peut consommer différemment, en réemployant.

 

 

3. Réemployer

 

Brocantes permanentes, ressourceries, recycleries sont autant d’alternatives à l’achat neuf. Se tourner vers le marché de l’occasion, des objets reconditionnés, pour acquérir ce dont on a besoin à moindre coût, c’est une façon pragmatique de lutter contre le gaspillage et la surproduction de déchets.

 

Vous voyez d’autres alternatives à l’achat neuf ? La mutualisation et la réparation sont évidemment de la partie. J’emprunte ou je loue pour les besoins très occasionnels, et je répare ou je fais réparer pour prolonger la vie de mes objets.

N’est-ce pas une astuce simple pour réduire ses déchets ?

 

Parfois pourtant, malgré nos idéaux et tous nos soins, nos objets deviennent ni plus ni moins que des déchets. Dans ce cas, autant les recycler.

 

 

4. Recycler

 

Il faut bien l’admettre, le recyclage est communément présenté comme étant la panacée. Remède prétendu universel contre tous les maux de la surconsommation, capable de résoudre tous les problèmes relatifs aux déchets, le recyclage est pourtant bien moins vertueux qu’il n’y parait.

 

D’une part il nécessite beaucoup d’énergie, énergie qu’il faut bien entendu produire.

D’autre part, il est rarement illimité. C’est pourquoi il n’arrive qu’à ce stade tardif, en quatrième position de notre examen. Même si le recyclage est une solution, épuiser tous les recours précédents est bien évidemment souhaitable en termes d’impact écologique.

 

Mais pour certains déchets, il existe un processus bien plus satisfaisant que le recyclage. Il suffit de les rendre à la terre qui s’enrichira. Elle l’a bien mérité !

 

 

5. Redonner à la terre

 

Composter. Le seau bokashi, l'alternative de cuisine.Redonner à la terre c’est l’enrichir, transformer nos déchets en ressources. Mais que rendre à la terre ? Nos déchets de cuisine ou de jardin biodégradables. Il suffit de les composter pour avoir un riche humus à offrir à la terre.

 

Composter : une habitude facile à adopter ?

En réalité, faire son compost n’est pas compliqué. Il suffit d’avoir un lombricomposteur ou un seau bokashi et c’est d’emblée 33% de déchets en moins dans la poubelle. Vous n’avez pas de terrain ou de plantes sur votre terrasse où déposer cette richesse ? Des solutions existent pour faire des heureux avec ces précieuses ressources.

 

 

Alors, ces 5 petites règles, ces 5 piliers du zéro déchet vous en pensez quoi ? Difficile de faire plus simple.

 

Comme à la marelle, ces règles simples ne prennent du relief que lorsqu’on commence à jouer. Le petit caillou c’est notre volonté, et sans lui on ne peut pas entrer dans la partie. Sur quelle case tenterez-vous de le lancer ? N’oubliez jamais que c’est un jeu, que les règles sont au service de votre plaisir. Lâchez-vous, c’est la récré !

 

 

 

UN PROCESSUS GRADUEL

 

La marelle, ça fonctionne graduellement, par étape. On ne passe jamais de la case du bas à celle du sommet en un clin d'oeil. Et parfois on laisse échapper son caillou, on mord un peu la ligne, ou on atterrit pieds joints là où on voulait être à cloche-pied.

 

Pas de panique ! Chaque faux pas n'est pas un échec, et on n’adopte pas un mode de vie zéro déchet en un quart d’heure. Il faut être indulgent avec soi-même. Procéder par étapes et se fixer des objectifs à sa portée. Et recommencer avec le sourire si nécessaire.

 

Le zéro déchet sans pression, est-ce vraiment possible ?

A chacun sa façon de procéder. Certains commencent par appliquer l’un des cinq piliers du zéro déchet, puis passent auSavon solide. Incontournable dans la salle de bains zéro déchet. suivant quand ils s’y sentent prêt. Vous avez du mal à réemployer ? Commencez par refuser ! Refuser le suremballage est un bon début qui mène progressivement à d’autres étapes déterminantes telles que l’achat en vrac des produits alimentaires, puis des produits d’entretien par exemple.

 

D’autres procèdent pièce par pièce dans la maison. Pourquoi ne pas commencer par la salle de bain – souvent génératrice de nombreux déchets plastiques – ou la cuisine ?

 

La salle de bain zéro déchet est une excellente entrée en matière. C’est une pièce relativement petite de la maison étroitement associée à notre bien-être. De plus, les accessoires basiques pour garantir votre succès zéro déchet, tels que le savon solide, vont rapidement vous séduire à mesure que vous les substituerez à vos produits habituels.

 

Dans la cuisine, commencez en douceur pour ne pas perdre tous vos repères en même temps. Pour faire la vaisselle par exemple, remplacez le détergent habituel par un savon de Marseille véritable, l’éponge jetable classique par le loofah durable et compostable. Les alternatives sont multiples et fascinantes.

 

Pièce par pièce vous multiplierez les occasions de vous féliciter et vous atteindrez rapidement vos objectifs, car ils sont largement à votre portée.

Les bonnes habitudes sont en réalité assez vite adoptées et font notre fierté.

 

A chaque petite étape franchie, réfléchissez à la suivante et tentez de la franchir sans pression, et avec plaisir.

Vous vous surprendrez très vite à en parler à d’autres parce que c’est irrésistible d’abord, et pour qu’ils goûtent la même satisfaction, ensuite.

 

 

UN PLAISIR PARTAGÉ

 

La marelle c’est plus sympa à plusieurs. Le zéro déchet aussi. On joue en équipe, et on échange avec des familles ou des amis plus avancés que nous. Ils nous donnent des astuces, partagent leur expérience.

Des astuces qui enrichissent, que notre enthousiasme nous pousse à partager avec nos proches, la famille au sens le plus strict pour commencer, puis les amis et tous les acteurs écoresponsables.

 

Les plus récalcitrants à l'effort écologique s'émerveillent et certains se retrouvent autour de valeurs et de prises de conscience communes. Les familles impliquées coopèrent à la réalisation d’un objectif à la portée des plus jeunes et aux visées éducationnelles indéniables. Chaque succès, chaque pallier franchi est une occasion de célébrer ensemble et renouvelle la motivation de tous.

 

Restez lucide ! Penser que vous pouvez faire disparaitre totalement les déchets de votre quotidien c’est comme jouer à la marelle en pensant qu’à la dernière case vous toucherez le ciel au sens littéral. C’est un rêve ! Il faut raison garder.

En revanche, il est loin d’être déraisonnable de penser que vous pourrez les réduire drastiquement en appliquant à votre guise les 5 R, piliers du zéro déchet.

 

Adopter le zéro déchet ne doit pas être frustrant, mais inspirant, c'est un large espace d'apprentissage où l'on détricote des habitudes bien ancrées pour en façonner de nouvelles, pensées plutôt qu'automatiques, bien en phase avec nos réalités et nos convictions.

 

Finalement, on se prend au jeu, et comme la marelle dans la cour de récré, c'est un espace de liberté !



Zéro déchet : un jeu d'enfant ?